Le ministère de la Sécurité a dévoilé, ce mercredi 19 août, son bilan de l’accidentologie routière pour le premier semestre 2026. Si les chiffres témoignent d’une amélioration par rapport à l’année précédente, la mortalité sur les routes togolaises demeure une préoccupation majeure, poussant les autorités à durcir le ton pour le second semestre.
Au cours des six premiers mois de l’année, le Togo a déploré 3 191 accidents de la circulation. Ce bilan, bien que tragique avec ses 314 morts et 4 695 blessés, marque une tendance à la baisse. Comparé à la même période en 2025 (3 393 accidents, 344 décès et 5 002 blessés), le pays enregistre 202 accidents de moins et 30 vies épargnées.
Un mois de juillet qui terni le tableau
Cette dynamique positive, attribuée par le ministère aux efforts conjoints des forces de l’ordre et aux campagnes de prévention, ne doit pourtant pas masquer une réalité toujours dangereuse. Le seul mois de juillet 2026 a connu un pic d’accidentalité avec 589 sinistres, causant la mort de 59 personnes et blessant 842 autres.
La Route nationale n°1 (RN1) s’impose d’ailleurs comme l’axe le plus critique du pays, concentrant une part importante des drames de la route, particulièrement durant le mois écoulé.
Vers un renforcement des contrôles
Face à ce constat en demi-teinte, le ministère de la Sécurité ne compte pas relâcher ses efforts. Pour inverser définitivement la courbe de la mortalité, les autorités annoncent d’ores et déjà une stratégie offensive pour les mois à venir : multiplication des points de contrôle sur les axes noirs (notamment la RN1) et intensification des actions de sensibilisation. L’objectif est clair : transformer cette légère baisse du premier semestre en une tendance de fond pour sauver davantage de vies togolaises.

