Alors que les rumeurs l’avaient « tué » il y a quelques semaines, l’annonce de la mort du sénateur Abass Kaboua est intervenue ce mercredi 8 avril 2026. Selon des sources proches de sa famille, le décès est survenu des suites d’une maladie contre laquelle il luttait depuis plusieurs mois.
Président du Mouvement des Républicains Centristes (MRC), l’ancien député puis sénateur était une figure bien identifiée du paysage politique togolais. Connu pour ses prises de position sur des sujets d’intérêt national, il s’était imposé au fil des années comme un acteur parfois controversé du débat public.
Sa disparition intervient alors que le Togo poursuit la mise en place progressive de ses nouvelles institutions, dont le Sénat, où il siégeait. Abass Kaboua faisait partie de cette première génération d’acteurs appelés à incarner la transition vers le nouveau dispositif institutionnel, aux côtés d’autres figures issues aussi bien de la majorité que de l’opposition.
Au sein du MRC, formation qu’il dirigeait, sa mort laisse un vide politique immédiat, tant sur le plan organisationnel que stratégique. Force est de constater que le parti n’avait pas préparé sa succession — du moins, la relève n’est pas connue du public.
Dans un environnement politique où les partis de taille intermédiaire peinent souvent à maintenir leur visibilité, la disparition de leur leader pourrait fragiliser davantage leur positionnement.

