Le gouvernement togolais se dote d’un nouvel outil de lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles. Par arrêté n°134/2026 en date de ce jour, le ministre de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique annonce la création de brigades mobiles de surveillance environnementale et forestière.
Une réponse à la pression croissante sur les écosystèmes
Cette mesure intervient dans un contexte marqué par la déforestation, l’abattage clandestin des arbres et une pression grandissante sur les écosystèmes du pays. Face à ces défis, ces nouvelles unités spéciales se présentent comme une réponse concrète, chargée d’assurer une surveillance itinérante des massifs forestiers, des plans d’eau et des zones sensibles, tout en intervenant directement sur les sites suspectés d’abriter des activités illégales.
Des missions élargies, au-delà de la simple surveillance
Le champ d’action des brigades mobiles dépasse la seule observation du terrain. Elles auront également pour mission d’identifier les réseaux clandestins d’approvisionnement et de transformation du bois, de réprimer les infractions environnementales constatées, et d’appuyer les autorités locales dans la gestion des conflits liés à l’exploitation des ressources naturelles.
Leur composition s’appuie sur des agents assermentés des Eaux et Forêts, sélectionnés sur la base de leur compétence et de leur probité. La coordination de l’ensemble du dispositif sera assurée au niveau national par le chef de corps des agents des Eaux et Forêts, chargé de piloter l’action collective de ces unités dans ce qui est présenté comme une véritable bataille pour la sauvegarde du patrimoine naturel togolais. Cette organisation centralisée vise à garantir une action rapide et efficace sur l’ensemble du territoire national.
Une collaboration étroite avec les acteurs locaux
Les brigades mobiles ne travailleront pas de manière isolée. Elles opéreront en étroite collaboration avec les forces de sécurité, les collectivités territoriales et les services techniques déconcentrés, avec la capacité d’intervenir de jour comme de nuit, sur l’ensemble de leur ressort territorial.
Cette initiative traduit la volonté du gouvernement togolais de renforcer la gouvernance environnementale et de protéger durablement les ressources naturelles face à des menaces jugées croissantes.
Une étape dans la politique environnementale togolaise
En associant répression des pratiques illégales et coopération avec les acteurs de terrain, ce nouveau dispositif marque une étape significative dans la politique environnementale du pays, avec un objectif affiché : préserver durablement les forêts, les plans d’eau et les écosystèmes togolais.

