Politique

Togo/Crise à l’UFC : Un mémorandum dévoile une situation interne alarmante

Un mémorandum détaillé met en évidence une profonde crise interne secouant le parti « Ablodé » (UFC). Cette crise a créé des dissensions parmi les membres du parti, menaçant l’unité et la solidarité nécessaires pour réussir politiquement.

 

Un élément marquant de cette crise est le refus des députés UFC de verser leurs cotisations mensuelles obligatoires à la trésorerie du parti. De plus, ils ont créé une caisse parallèle, dirigée par le député Gaétan AHOOMEY-ZUNU, risquant ainsi de mettre le parti dans une situation financière précaire. Les députés ont également affiché une défiance envers l’autorité du Bureau Directeur en établissant des bureaux fédéraux fantaisistes et illégaux dans certains villages et cantons. Certains de ces bureaux régionaux ne respectent même pas les statuts du parti.

 

Les tensions se sont intensifiées avec des propos conflictuels échangés entre les membres du parti. Certains députés, notamment Senanu ALIPUI, ont tenu des propos injurieux et diffamatoires à l’encontre du 2ème Vice-président, du Secrétaire général par intérim et d’autres membres, exacerbant ainsi les tensions au sein de l’UFC.

 

Un tournant critique de la crise a été l’acte de vandalisme au siège du parti. Des députés et certains membres du Bureau Directeur ont causé des troubles en dégradant les lieux et en agressant verbalement et physiquement des militants et des responsables du parti.

 

Le Bureau Directeur et les sages du parti ont fait des efforts répétés pour tenter de concilier les parties en conflit. Malheureusement, la défiance persistante des députés et de certains membres a rendu ces efforts de conciliation difficiles et infructueux.

 

En conclusion, la crise interne à l’UFC représente une menace pour la stabilité du parti et risque de compromettre ses chances aux prochaines élections. Une résolution pacifique de cette crise est essentielle pour préserver l’unité et l’efficacité du parti dans sa mission de servir le peuple d’Ablodé.

 

 

 

 

Mémorandum 2023

Sommaire :

I-Introduction.

 

  • Les faits marquants de la crise interne à l’UFC.
    • L’insurrection des Députés

-Le refus des cotisations par les députés et la création d’une caisse

parallèle………………………………………………………………………………….. Page3.

  • La tentative d’accaparement du Parti et de défiance à l’égard de l’autorité du Bureau Directeur………………………………………………………………………………….
  • Les propos délibérément conflictuels
  • Les propos délibérément conflictuels du député Senanu ALIPUI à l’endroit du 2ème Vice-président………………………………………………………………………… Page4

-l’affaire des quatorze millions.

  • Les propos délibérément conflictuels du député Senanu ALIPUI à l’endroit du Secrétaire général par intérim M. Edwards MENSAH…………………..
  • Les propos délibérément conflictuels du député Senanu ALIPUI à l’endroit d’un membre du comité des sages, Khaefré ZIDOL………………………… Page5
  • Les propos délibérément conflictuels du député Senanu ALIPUI à l’endroit

de la Trésorière générale et de son assistante………………………….. Page5.

  • Le projet d’un conclave et d’une journée de réflexion…………………………………….
  • L’acte de vandalisme au siège de l’UFC…………………………………………………..
  • L’affaire François LOKADI………………………………………………………
  • La démobilisation de la rencontre d’Atakpamé…………………………………………………..
  • Les comportements des représentants de l’UFC dans les Institutions de la

 

République…………………………………………………………………………. Page 8.

 

– M.ALIPUI à la CNAP et au CPC…………………………………………………. Page8.

-Les membres de l’UFC à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI)…………………………………………………………………………………………… Page 9.

-La rétention des courriers à la CENI………………………………………….. Page 9.

-Le rejet de la liste des membres des Commissions Electorales Locales Indépendantes(CELI)…………………………………………………………… Page 9.

-Très peu de membres UFC dans les Comités des listes et cartes(CLC).Page10

-Les positionnements des candidats pour les élections régionales et législatives…………………………………………………………………………………………….. Page10.

  • Les multiples tentatives de conciliation. 1-Les actions du Bureau

-Les interventions du Président National……………………………….. Page11.

-Les tentatives d’apaisement du 2ème Vice-président………………. Page12.

-La conciliation du 30 octobre 2021……………………………………….. Page12.

 

-Les efforts d’unification du comité des sages et des Présidents fédéraux.

Page13.

  • Le Congrès extraordinaire du 20 mai 2023…………………..
    • la journée du 17 mai 2023…………………………………………………
    • La journée du 18 mai 2023………………………………………………….

-La journée du 19 mai 2023………………………………………………….. Page15.

 

-La journée du 20 mai 2023…………………………………………………. Page 15.

  • Le Congrès dit de ‘’sauvetage’’ du 30 mai 2023……………. Page16
  • Conclusion générale………………………………………

 

I-Introduction

 

Depuis un moment, notre parti est secoué par une crise interne qui fragilise le vivre ensemble, créant une division parmi les filles et fils de l’Ablodé.

A travers ce mémorandum, nous allons élucider les causes de cette crise, démasquer les principaux instigateurs et tirer les conséquences néfastes que cela entraîne. Nous parlerons également des multiples tentatives de conciliation.

II-    Les faits marquants de la crise interne à l’UFC.

 

1-  L‘insurrection des Députés UFC :

 

-Le refus des cotisations par les députés et la création d’une caisse parallèle.

Sachant qu’un parti politique vit entre autres de ses cotisations, les députés UFC ont refusé de verser leur contribution mensuelle obligatoire à la trésorerie du parti. Ce refus peut entraîner l’asphyxie financière du parti. En plus, ils ont créé une caisse parallèle gérée par le Député Gaétan AHOOMEY- ZUNU.

2-  La tentative d’accaparement du Parti et la défiance à l’égard de

 

l’autorité du Bureau Directeur.

Dans une manœuvre de défiance de l’autorité du Bureau Directeur, les députés ont investi les villages, les cantons pour créer tous azimuts des bureaux fédéraux fantaisistes et illégaux. Le comble est la création des bureaux régionaux non conformes aux statuts du parti.

Suite à ce désordre, le Bureau Directeur a signé :

-Un communiqué relatif aux désordres dans les fédérations et adressé à l’attention des cadres du parti ;

(Cf. le procès verbal de la réunion du Bureau Directeur du 09 juillet 2021).

 

-Ensuite une note circulaire relative à l’insubordination des députés et adressée à leur attention ;

(Cf. le procès verbal de la réunion du Bureau Directeur du 20 août 2021).

-Enfin une invitation aux députés pour les écouter le 26 mai 2021. Les députés ont refusé de répondre à cette invitation car selon eux, ils n’ont de compte à rendre qu’au Président National.

(Cf. le procès verbal de la réunion du Bureau Directeur du 21 mai 2021).

3-    Les propos délibérément conflictuels interpersonnels.

 

– Les propos délibérément conflictuels du député Senanu ALIPUI à l’endroit du 2ème Vice-président.

 

Le Député Senanu ALIPUI a tenu des propos injurieux, diffamatoires, inacceptables à l’endroit du 2ème Vice-président à chaque fois qu’il en a l’occasion. Notamment lors des réunions du Bureau Directeur, dans des mails et sur les médias.

(Cf. le procès verbal de la réunion du Bureau Directeur du 16 mars 2022).

-l’affaire des quatorze millions.

 

Nous ne voulons pas faire cas de cette affaire des quatorze millions (14.000.000FCFA) montée de toutes pièces dans le but de porter atteinte à l’honneur du 2ème Vice-président pour la simple raison qu’elle est pendante devant la justice. A la dernière comparution devant le tribunal correctionnel de Lomé, le Procureur de la République a annoncé qu’une demande de la levée de l’immunité parlementaire a été envoyée à la Présidente de l’Assemblée Nationale, pour les deux députés inclus dans cette affaire.

 Les propos délibérément conflictuels du député Senanu ALIPUI à l’endroit du Secrétaire général par intérim M. Edwards MENSAH.

 

Les altercations récurrentes entre les deux(2) responsables ont donné lieu à plusieurs médiations du Bureau Directeur.

 

Les raisons de ces altercations sont entre autres :

  • Le Président du groupe parlementaire UFC d’alors le député Senanu ALIPUI n’avait pas fait de Compte-rendu de certaines séances de la Concertation Nationale entre les Acteurs Politiques (CNAP).
  • Une demande de transmission du fichier des militants UFC par le député Senanu ALIPUI à des fins inavouées.

-des propos injurieux, diffamatoires et inacceptables du député Senanu ALIPUI à l’endroit de M. Edwards MENSAH. Par décence, nous ne préciserons pas ici, les propos du député.

(Cf. les procès verbaux des réunions du Bureau Directeur du 05 Février et du 14 mai 2021).

–   Les propos délibérément conflictuels du député Senanu

ALIPUI à l’endroit d’un membre du comité des sages, M.Khaefré ZIDOL.

 

En réunion du Bureau Directeur et à plusieurs reprises le député Senanu ALIPUI s’en est pris au sage Khaefré ZIDOL en l’agressant verbalement par des propos injurieux, orduriers et inacceptables. Par décence, nous ne préciserons pas ici, les propos du député.

–   Les propos délibérément conflictuels du député Senanu

ALIPUI à l’endroit de la Trésorière générale et de son assistante.

 

Au cours d’une réunion du Bureau Directeur, M. Senanu ALIPUI a tenu des propos injurieux et diffamatoires à l’endroit de la Trésorière générale Mme Dorian OLYMPIO et de son assistante Mme Christelle PETIT-ZUPITZER, provoquant ainsi leur démission temporaire. Le député est allé jusqu’à demander à la Trésorière générale de lui fournir des preuves d’une somme d’argent qu’il aurait fait verser sur le compte bancaire du parti. Il a fallu une intervention du 2ème Vice-président pour mettre fin à cet incident en demandant aux dames de prendre de la hauteur pour revenir sur leur décision.

 

4-    Le projet d’un conclave et d’une journée de réflexion:

 

Pour    asseoir   son    autorité,   le    Secrétaire   général   par    intérim   d’alors

  1. Edwards MENSAH a initié le projet d’un conclave et d’une journée de réflexion qui devraient se tenir respectivement les 04 et 06 février 2021.

Dans un courrier, le Président National Dr Gilchrist OLYMPIO a demandé la suspension de ce fameux conclave et de cette journée de réflexion.

Raison : selon le Président National, toute initiative d’envergure liée à la vie du parti doit attendre son retour ou celui du 2ème Vice-président M. Elliott OHIN.

(Cf. les procès verbaux des réunions du Bureau Directeur des 22 et 29 janvier 2021).

5-  L’acte de vandalisme au siège de l’UFC.

Dans une correspondance du 30 mars 2022, les sieurs HOMAWOO et LOKADI ont informé le 2ème Vice-président qu’ils allaient tenir une réunion au siège le vendredi 1er avril 2022. Le 2ème Vice-président leur a signifié que les vendredis après-midis sont réservés aux réunions de la section Dame et de la section jeunesse. Et il leur proposa de choisir une autre date dans la semaine pour tenir leur réunion.

Malgré cela, le vendredi 1er avril 2022 à 14 heures environ, les sieurs HOMAWOO et LOKADI accompagnés de certains membres du Bureau Directeur, d’un huissier de justice, d’un cameraman et d’un journaliste débarquèrent au siège du parti dans le but de mettre les locaux sous scellés.

Vers 15 heures La section Dame était en pleine animation et les jeunes aussi tenaient leur réunion quand surgit le député Senanu ALIPUI en furie. Il a d’abord insulté les militants présents. Il les a traités de tous les noms : « … fils de putes, fils de chiens etc. » comme à son habitude et il les a sommés d’évacuer les lieux dans les cinq(5) minutes qui suivent.

Mettant ses menaces à exécution, M. Senanu ALIPUI s’est ensuite mis à arracher les chaises sur lesquelles les dames s’étaient assises en les bousculant violemment. Bilan : plusieurs chaises étaient cassées. Il a aussi

 

tenté de violenter le Secrétaire général par intérim M. Adolphe KOUDAMA. Un agent de sécurité a essayé de s’interposer mais M. Senanu ALIPUI le gifla. Ce dernier lui rendit le coup. Pendant ce temps, Me HOMAWOO donnait des coups de poings à M.KOUDAMA qui n’avait pas réagi. Dans ce remue-ménage Mme Essi JOHNSON, disant qu’elle voulait maudire le sage ZIDOL, enleva ses dessous pour montrer ses fesses. Un acte ignoble, obscène, dégradant et impudique.

Le 2ème Vice-président en déplacement dans la région des plateaux a vivement déploré et   condamné ses actes de vandalisme perpétrés au siège du parti. Il a également appelé les militants à la retenue.

(Cf. Procès verbal de la réunion N°14 du Bureau Directeur du mercredi 6 avril 2022.)

 

6-  L’affaire François LOKADI :

Nous rappelons que pour avoir tenu des propos tribalistes, d’incitation à la haine ethnique et à la violence, le sieur François LOKADI est sous le coup d’une suspension depuis le 07 juin 2022. Ces propos contenus dans un message audio étaient destinés aux Présidents fédéraux de la région septentrionale. Malgré cette suspension il a continué ses activités de subversion contre le parti. Comme cela ne lui suffisait pas, il a fustigé la célébration de la journée du 5 mai 2022 relative aux 30 ans de l’attentat de Soudou. Selon lui : « il est malveillant d’honorer la mémoire de nos camarades victimes de cet attentat du 05 mai 1992». Il a continué en déclarant que le parti au pouvoir UNIR voyait d’un mauvais œil la commémoration de cette date.

(Cf. Procès verbal de la réunion du Bureau Directeur du 07 juin 2022.)

 

7-  La démobilisation de la rencontre d’Atakpamé.

 

Il faut noter également que M. François LOKADI est l’instigateur de la démobilisation partielle de la réunion du Bureau Directeur avec les Présidents fédéraux de la région des Plateaux-Est. En effet, le Bureau Directeur avait prévu rencontrer les Présidents fédéraux des Plateaux-Est le 19 mars 2022 à Atakpamé. Mais M. François LOKADI a proféré des menaces et des

 

intimidations pour dissuader certains Présidents fédéraux de se rendre à la rencontre sous peine d’être privés de représentations dans les CELI.

(Cf. le procès verbal de la réunion du Bureau Directeur du 23 mars 2022).

8-  Les Comportements des représentants de l’UFC dans les Institutions de la République.

-M.ALIPUI à la CNAP et au CPC :

En ce qui concerne la représentation de l’UFC à la Concertation Nationale entre les Acteurs Politiques (CNAP), le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration Territoriale a adressé un courrier au parti. Le 2ème Vice- président, qui n’était pas au pays, a cependant instruit le 6ème Vice-président d’aller représenter l’UFC auprès de cette Institution. Ce dernier a préféré désigner le président du groupe parlementaire UFC d’alors en l’occurrence

  1. Senanu ALIPUI pour assumer cette tâche.

Triste est de constater que ce dernier, à un moment donné, a de son propre chef refusé de faire des rapports d’activités au Bureau directeur arguant l’article 41 alinéa 2 des statuts de l’UFC qui stipule « Le président du groupe parlementaire UFC est tenu d’adresser au Président National un rapport mensuel sur les activités du parlement». Ce qui est une interprétation erronée de cet article. Il n’apporte aucune information du Cadre Permanent de Concertation (CPC) aux responsables du parti. Peut être que ce monsieur, comme il l’a déclaré sur la radio Victoire Fm qu’il est le plus haut gradé du parti, se croit au dessus de tout le monde.

Plusieurs actes de nos représentants dans les Institutions de la République portent à croire que notre parti est devenu une aile marchante du parti UNIR; d’où le surnom de « traitres » ou de ‘’ vendus de l’opposition’’ qu’on leur attribue. Pour illustration, le dernier acte posé les 05 et 06 juillet 2023 par M. Senanu ALIPUI au CPC en se mettant du côté des représentants du parti UNIR pour s’opposer à la reprise du recensement électoral dans la zone1.

(Cf. le procès verbal de la réunion du Bureau Directeur du 15 Janvier 2021.)

 

-Les membres de l’UFC à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

En vue de désigner des représentants de l’UFC à la CENI pour l’organisation des élections régionales et législatives prochaines, le Bureau Directeur a lancé un appel à candidatures. Ceci à l’attention de tous les militants remplissant les conditions fixées par Madame la Présidente de l’Assemblée nationale dans son courrier Réf : N°011/2022/AN/CAB du 20 janvier 2022.

Les dossiers de candidature étaient soumis au Bureau Directeur. Une liste officielle de quatre(4) candidatures sélectionnées fut transmise au président du groupe parlementaire UFC M. Moïse AGBANU avec accusé de réception. Une copie du dossier a été envoyée à la Présidente de l’Assemblée Nationale pour information. C’est ce qui a permis à la Présidente de l’Assemblée Nationale de remarquer que le dossier transmis par l’actuel président du groupe parlementaire UFC M.AGBANU n’est pas conforme à la liste officielle envoyée par le Bureau Directeur de l’UFC.

(Cf. le procès verbal de la réunion du Bureau Directeur du 2 mars 2022).

En fait, il est stipulé dans le règlement intérieur de l’Assemblée Nationale que la liste des candidats retenus doit passer par le président du groupe parlementaire pour transmission à la Présidence de l’Assemblée Nationale.

La liste officielle UFC du Bureau Directeur a été rejetée au profit d’une autre liste désignant les sieurs HOMAWOO et LOKADI. On ne sait jusqu’à présent pas ce qui a motivé le président du groupe parlementaire M. Moïse AGBANU à ne pas transmettre cette liste officielle.

A cet effet le 2ème Vice-président l’a invité pour expliquer pourquoi la liste officielle du Bureau Directeur n’a pas été prise en compte par les députés. Ce dernier a refusé l’invitation. Il a laissé entendre que c’est le Président National qui lui a produit la liste désignant les sieurs HOMAWOO et LOKADI. Aucune preuve ne nous a été fournie concernant les désignations des deux(2) messieurs en question. Plus tard le Président National affirmera qu’il n’a autorisé personne à aller représenter l’UFC dans l’actuelle CENI. Pour justifier sa malversation, M. Moïse AGBANU déclara dans son entretien avec les

 

Présidents fédéraux que son bureau n’est pas«une chambre d’enregistrement pour l’UFC ».

(Cf. Procès verbaux des réunions du Bureau Directeur du 30 mars et 6 avril 2022.)

– La rétention des courriers venant de la CENI.

Une fois ‘’illégitimement‘’ installés à la CENI et pour accentuer leur forfaiture, les sieurs HOMAWOO et LOKADI se permettent de bloquer tous les courriers venant de la CENI et destinés à l’UFC. C’est ainsi que le Bureau Directeur est obligé d’aller chercher les informations relatives au processus électoral afin de répondre aux exigences de la CENI.

Le rejet de la liste des membres des Commissions Electorales Locales Indépendantes(CELI).

Lorsque le Bureau Directeur a appris que la CENI par un courrier demandait aux partis politiques de fournir leurs listes des membres des CELI, il a dépêché des émissaires auprès du Président de la CENI pour retirer le courrier destiné à l’UFC. Ce dernier a fait comprendre que selon leur règlement intérieur ce sont les membres du parti présents à la CENI qui sont chargés de transmettre les correspondances.

Malgré la rétention des courriers, le Bureau Directeur est arrivé à produire la liste officielle des représentants de l’UFC dans les CELI et l’a transmise à la CENI.

La CENI a systématiquement rejeté la liste officielle proposée par le Bureau Directeur, retenant plutôt la liste fournie par les sieurs HOMAWOO et LOKADI et ceci avec la complicité de certains présidents fédéraux. Nous constatons avec regret qu’un nombre important des représentants de l’UFC dans les CELI sont inconnus des militants du parti.

A notre grande surprise, nos représentants qui sont sensés défendre les CELI obtenues par l’UFC ont laissé certaines à d’autres partis politiques. Ainsi, toutes les fédérations qui ont manifesté leur désaccord contre les forfaitures des sieurs HOMAHOO et LOKADI sont privées de CELI.

 

(Procès verbaux des réunions des Bureau Directeur du 25 mai et du 1er juin 2022.)

Très peu de membres UFC dans les Comités des Listes et Cartes(CLC):

Le Bureau Directeur, après des investigations, a constaté qu’il y a très peu de militants UFC dans les CLC. Ceci laisse présager que les jours des prochains scrutins, l’UFC risque d’être peu représentée par ses militants dans les Bureaux de vote. Ce qui peut porter sérieusement préjudice aux résultats du parti.

–   Les positionnements des candidats pour les élections régionales et législatives :

Les ‘’représentants illégitimes’’ à la CENI notamment les sieurs HOMAWOO et LOKADI se sont autoproclamés responsables de la conduite du processus électoral interne à l’UFC. Ce qui est contraire à leur devoir de réserve et de neutralité en leur qualité de membres de la CENI. Il faut craindre ce qui adviendra des positionnements des candidats UFC sur les listes des candidatures aux prochaines élections. Car ces membres de la CENI ont créé un précédent fâcheux en s’arrogeant déjà le droit de s’en occuper. Le choix controversé des membres UFC dans les CELI en est une illustration.

  • Les multiples tentatives de

 

1-  Les actions du Bureau Directeur.

 

-Les interventions du Président National.

A chaque fois que les différentes délégations sont parties voir le Président National à Accra, ce dernier en respectant nos textes a toujours martelé le même message : « Mettez-vous autour du 2ème Vice-président pour la bonne gestion de l’UFC.» Et pourtant M.HOMAWOO et compagnie rechignent à obtempérer.

Durant un court séjour que le Président National a fait à Lomé du 09 au 12 juin 2022 et tenant compte des textes qui régissent le parti, il s’est entretenu avec le 2ème Vice-président et un communiqué fut produit.

 

Dans ce communiqué le Président National a demandé au 2ème Vice-président de rassembler tous les   cadres   du   parti   pour   des   actions   unitaires. Le 2ème Vice-président a aussitôt après, convoqué une réunion fixée sur le 14 juin 2022. Une fois de plus M.HOMAWOO et compagnie ont boycotté cette rencontre.

Sur invitation du Président National, le 24 janvier 2023, le 2ème Vice-président s’est rendu à Accra. Le Président National lui a demandé de rassembler tout le monde pour leur transmettre un message. A son retour, une grande réunion est convoquée à l’intention des autres membres du Bureaux Directeurs, des députés, des Présidents fédéraux et des Coordinateurs pour le compte-rendu de cette rencontre d’Accra. Madame le député WILSON de SOUZA, a exigé que les députés et les autres membres du Bureau Directeur aient la primeur de ce compte-rendu. Pour satisfaire à son exigence, le 2ème Vice-président a sursis à la rencontre prévue pour l’ensemble et les a invités exclusivement pour le 11 février 2023. Malgré cela, ils n’ont pas répondu à cette invitation.

Toujours dans l’esprit d’accomplir cette mission confiée par le Président National, le 2ème Vice-président a reporté la réunion sur le 25 février 2023.

Cette fois-ci certains Présidents fédéraux en l’occurrence Messieurs Cyprien Mawutodji AJAVON, Théodule Woenegnon AMEDEGNATO et Ayim Kokou AGBESSIME se sont portés volontaires pour la distribution des invitations afin de favoriser la tenue effective de cette rencontre. Au cours cette distribution un acte d’irresponsabilité et de mépris a été posé par le député Senanu ALIPUI qui a déchiré son invitation devant ces Présidents fédéraux et leur a dit qu’il n’a rien à voir avec eux. Certains députés présents et les membres de la CENI ont carrément refusé de prendre leur invitation.

-Les tentatives d’apaisement du 2ème Vice-président.

Le 18 juin 2021, le 2ème Vice-président s’est entretenu avec les membres du Bureau Directeur, les Présidents fédéraux et les Coordinateurs. Il a invité les députés à une séance d’échanges avec eux. Mais les députés ont décliné l’invitation sous le prétexte de n’avoir de compte à rendre qu’au Président National. Malgré leur attitude de défiance, le 2ème Vice-président leur a tendu plusieurs fois la main.

 

(Cf. le procès verbal de la réunion du Bureau Directeur du 17 juin 2022).

La conciliation du 30 octobre 2021.

Pour juguler la crise naissante dans le parti, une rencontre a été initiée par le Bureau Directeur à sa réunion du 22 octobre 2021. Cette rencontre devrait permettre de réconcilier les membres du Bureau Directeur et les députés. L’assise s’est tenue le samedi 30 octobre 2021 au siège du parti.

« J’appelle à des échanges empreints de franchise et de bonne foi pour qu’une fois les mésententes dissipées, l’UFC puisse repartir sur de bonnes bases » déclara le 2ème Vice-président à l’ouverture de la rencontre.

A l’issue de cette réunion, les membres du Bureau Directeur ont adopté à l’unanimité des recommandations en 20 points.

A peine cette conciliation terminée, les hostilités ont repris de plus belles entre les différents acteurs de la crise interne. Et cette fois-ci dans un élan sans précédent.

(Cf. le procès verbal de la rencontre du Bureau Directeur du 30 Octobre 2021).

Les efforts d’unification du Comité des sages et des Présidents fédéraux.

 

Il faut retenir que pour résorber cette crise interne, le Comité des sages et les Présidents fédéraux ont essayé de concilier les positions mais c’était peine perdue.

Dans la recherche d’une conciliation les sages ont invité les députés Senanu ALIPUI et Dina WILSON de SOUZA qui ont refusé de répondre à plusieurs reprises.

Pour apporter leur pierre à l’édifice de la conciliation, les Présidents fédéraux ont pris leur bâton de pèlerin   pour rencontrer les différents acteurs de la crise en vue de trouver une solution. Ils ont rencontré séparément les députés, les membres de la CENI et le 2ème Vice-président. La partialité de la plupart des Présidents fédéraux a fait échouer leur noble initiative.

 

D’autre part M.CLOU Joseph, Mme DEDRY Dométo et M.NIKOE Akoété ont également rencontré les différents acteurs pour trouver une solution à cette crise interne.

(Cf. le procès verbaux des réunions du Bureau Directeur des 13 et 20 avril 2022 et du 11 mai 2022).

2-    Le Congrès extraordinaire du 20 mai 2023 :

 

A l’issue de ces évènements qui ont émaillé la vie de l’UFC. Le Président National voulant apaiser les esprits des uns et des autres, a donné son accord pour le congrès unitaire fixé au 20 mai 2023.

Pour l’organisation du Congrès, le Président National a désigné le 2ème Vice- président M. Elliott OHIN et le Conseiller M. Jean Claude HOMAWOO, chacun assisté de deux membres. Les deux responsables se sont mis d’accord sur la date du 20 mai 2023 pour la tenue d’un Congrès unitaire.

En attendant de convoquer un congrès ordinaire quelques mois plus tard, ils ont décidé de convoquer un congrès extraordinaire à l’allure d’une Assemblée générale pour respecter les dispositions légales en vigueurs. Au cours de ces discussions préparatoires du Congrès, M.HOMAWOO a insisté fortement pour occuper le poste de 1er Vice-président de l’UFC.

Le Président National, ayant eu l’assurance après des échanges téléphoniques avec le 2ème Vice-président et le Conseiller M.HOMAWOO, leur donna son accord à 100% sur la date du 20 mai 2023. C’est pourquoi il signa les documents de convocation de ce Congrès extraordinaire et les a fait remettre au 2ème Vice-président le 16 mai 2023. Le 2ème Vice-président à son tour a transmis une copie de ces documents à M. Jean Claude HOMAWOO. Le 2ème Vice–président a aussi fait parvenir un courrier signé du Président National au Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration Territoriale pour l’informer de la date et du lieu de la tenue du Congrès extraordinaire.

(Cf. le procès verbal de la réunion du Bureau Directeur du 17 mai 2023 et le courrier de convocation du congrès extraordinaire par le Président National).

 

– La journée du 17 mai 2023.

 

L’information relative au congrès extraordinaire du 20 mai 2023 était rendue publique à la réunion hebdomadaire du mercredi 17 mai 2023. Plus tard dans la nuit, un groupe de 14 personnes, se réclamant d’un certain bureau directeur défia l’autorité du Président National en publiant un communiqué contestant la décision de la convocation du congrès extraordinaire signée par le Président National. Ce communiqué a d’autre part invité tous les militants à la désobéissance et à l’insubordination.

(cf. leur communiqué du 17 mai 2023.)

-La journée du 18 mai 2023 :

 

Depuis Johannesburg en Afrique du Sud, dans une vidéo, le député Senanu ALIPUI a laissé entendre qu’il fera tout ce qui est de son pouvoir pour empêcher la tenue du congrès du 20 mai 2023. Il a accusé le Président National d’avoir convoqué un congrès que lui, ALIPUI, n’avait pas validé et qu’il fera tout pour l’annuler. (Cf. son audio)

-La journée du 19 mai 2023.

Depuis le matin, le Président National a appelé le 2ème Vice-président et le Sage Fo Nati de SOUZA à deux reprises pour s’enquérir de l’état d’avancement des préparatifs du congrès et pour les encourager à aller de l’avant.

Quelle n’était pas notre surprise, au moment où nous procédions aux derniers réglages des préparatifs du congrès dans l’après-midi   à 16h20’ que le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration Territoriale sur appel téléphonique informa le 2ème Vice-président qu’une lettre signée du Président National de l’UFC annule le Congrès du 20 Mai 2023! Stupéfait, le 2ème Vice- président informa le Président National qui affirma de n’avoir signé aucune lettre d’annulation du Congrès du 20 mai 2023.

Le 2ème Vice-président et son Staff se transportèrent au Cabinet du Ministre d’Etat pour y voir clair. C’était très tard aux environs de 18h30’ qu’il les a reçus et leur expliqua ce qui s’était passé.

 

Le 2ème Vice-président a insisté à voir la fameuse lettre. Le Ministre d’Etat hésitant lui a finalement montré cette lettre. En voyant cette lettre, la délégation conduite par le 2ème Vice-président a remarqué que c’était une signature falsifiée du Président National de l’UFC et l’a bien fait signifier au Ministre d’Etat.

Séance tenante, le 2ème Vice-président a rappelé le Président National et a pris soin de mettre le téléphone sur l’option main libre. Le Président National réitéra : « Je n’ai signé aucune lettre pour annuler le congrès». La déclaration du Président National n’a pas fait changer d’avis le Ministre d’Etat dans sa décision d’annuler le congrès extraordinaire, arguant qu’il voudrait éviter de probables incidents.

-La journée du 20 mai 2023

 

Le 20 Mai 2023 au matin, les congressistes convergèrent vers le siège. Certains sont même arrivés de la partie septentrionale dès l’aube. Au total des délégations de 46 Fédérations sur 52 étaient présentes. Les congressistes à leur grande surprise ont été bloqués par un détachement de la police nationale qui leur interdisait l’accès au siège du parti.

Il est à noter que cette fameuse lettre annulant le Congrès n’est pas signée par le Président National. Mais plutôt serait confectionnée par des personnes douteuses sans foi ni loi.

Un certain nombre de militants, déçus par la situation de blocage qui prévalait, ont exigé du 2ème Vice-président d’appeler le Président National pour une confirmation de l’annulation du congrès. Au téléphone et sur l’option main libre, le Président National a reconfirmé qu’il n’a jamais signé cette lettre annulant le congrès pour lequel il a lui-même donné son accord.

(Cf. Procès verbal de la réunion du Bureau Directeur du 24 mai 2023.)

3-  Le Congrès dit de ‘’sauvetage’’ du 30 mai 2023 :

M.HOMAWOO et Compagnie n’ayant pas eu l’aval du Président National, n’ont pas pu tenir leur congrès. Dans des audio, les sieurs LOKADI et KPOMEGBE invitaient désespérément les militants à participer au congrès du 30 mai 2023 qualifié de ‘’congrès de la dernière chance’’. Mais c’était peine

 

 

 

perdue. Une poignée de militants, acquis à leur cause, se sont réunis avec eux.

(cf. photo).

IV- Conclusion générale.

 

Face à cette situation qui prévaut dans le parti, Les militants se demandent quel sera l’avenir de l’UFC ?

-Et surtout que ces ‘’représentants illégitimes’’ à la CENI, instigateurs de la crise, se sont arrogés les prérogatives de conduire le processus électoral interne à l’UFC. Notamment les choix des représentants de l’UFC dans les démembrements de la CENI et le choix des candidats aux élections régionales et législatives.

-D’autre part on se pose des questions sur les agissements déplorables de certains députés avec une volonté délibérée de s’opposer à la hiérarchie et aux textes du parti.

-En dépit des multiples tentatives de conciliation et des conseils du Président National, nous réalisons que les actes de désobéissance, d’insubordination et de défiance se sont multipliés.

D’ou viennent nos erreurs :

  • de l’incapacité de nos sages à régler les conflits ?
  • du non respect de la hiérarchie et des textes du parti ?
  • de notre désorganisation en tant que parti politique ?
  • du mauvais choix de certains responsables ?

L’existence avérée des faussaires dans notre parti, nous pousse à nous demander combien de documents ont-ils déjà signés au nom du Président National ? Et combien vont-ils encore signer ? Il revient donc à chacun de nous de trouver une réponse adéquate, définitive à ces questions pour annihiler cette crise interne à l’UFC.

Ce mémorandum nous permet de savoir exactement les faits qui ont engendré la crise interne et les multiples tentatives de sortie de crise. Malgré tous ces efforts, la crise perdure. On pourra à juste titre penser que la

 

solution est ailleurs. Nous devons tous nous rendre à l’évidence que notre parti a besoin de discipline. Aucune société humaine ne peut exister sans la discipline, sans le respect des textes et de la hiérarchie. Il est alors impérieux de travailler au rétablissement de la discipline, dans le respect des textes.

Certes l’UFC ne peut pas exister sans tenir un congrès. Nous devons aller au congrès le plus rapidement possible mais, doit-on y aller dans le désordre ? Pensons aux voies et moyens pour ramener l’ordre et la discipline ; condition sine qua non pour la survie de notre cher parti.

« NE PAS CORRIGER UNE ERREUR EST UNE ERREUR».

 

 

Ablodé, Ablodé, Ablodé Gbadja.

 

 

Fait à Lomé, le 24 juillet 2023

Le Groupe de réflexion pour la résolution de la crise interne à l’U.F.C, présidé par le Secrétaire général par intérim : M. Adolphe Etè KOUDAMA.

Membres :

  • Ayih AJAVON
  • Joseph Kokouvi ADOVON
  • Célestin Koissi D’ALMEIDA
  • Bismark ABODA
  • Yawovi AKAKPO.

 

 

 

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