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Togo : Pascal Bodjona fait le show aux Evala et se retrouve au cœur d’une polémique

L’auteur de la tribune libre discute de la politique au Togo et de la façon dont les membres du parti RPT-UNIR sont traités lorsqu’ils tombent en disgrâce. Selon l’auteur, ils deviennent infréquentables et sont considérés comme des musaraignes. Cependant, l’auteur note que ces membres peuvent redevenir fréquentables s’ils se comportent bien et peuvent retrouver leur place au sein du parti. L’auteur mentionne également un événement récent, EVALA 2023, où un homme autrefois infréquentable est redevenu fréquentable. L’auteur suggère que cela a été fait pour montrer aux Togolais que le parti est uni et qu’il n’y a pas de division. Enfin, l’auteur mentionne une histoire circulant sur les réseaux sociaux concernant une fille du régime qui veut être le soleil, mais qui est considérée comme une traîtresse par beaucoup. L’auteur suggère que cette histoire n’est pas crédible et que la fille finira par revenir au parti.

 

 

 

En politique, il n’y a jamais de hasard. Tout vise toujours un gain politique.

 

Quand on tombe en disgrâce dans le RPT-UNIR, on devient automatiquement, de musaraigne.

 

On devient infréquentable.

 

Dans ce pays, les médias ont surnommé le monsieur de VSAT 2010 , l’animal politique.

 

Quand l’armée, l’argent, la machine de la dictature est  avec soi, comment peut-on savoir si tu es un animal politique ou pas ?

 

 

L’animal devrait faire connaître sa tigritude quand il est devenu l’agneau à sacrifier pour le fonctionnement de la dictature.

 

Une fois l’onction de la grâce disparue, on devient un simple colis qu’on transporte de gauche à droite en fonction de l’humeur de la dictature.

 

EVALA 2023 , tous les togolais présents sur les réseaux sociaux, ont vu l’homme infréquentable  devenu subitement fréquentable.

 

Devant les caméras, on se salue avec des sourires.

 

On lui donne la place parmi les officiels.

 

Des sourires pour dire aux togolais, que le frère est pardonné, qu’il est rentré maintenant à la maison.

 

Quel est le gain politique à travers ce cinéma du retour de l’enfant prodigue à EVALA ?

 

Le message est clair , chez nous il ne peut y avoir de division. On peut se fâcher, on peut être puni. Et si on se comporte bien , on peut retrouver sa place à la maison.

 

De 1990 à aujourd’hui, un militant rebelle du régime Gnassingbé après des années d’errance, finit toujours par rentrer à la maison.

Quand il tombe en disgrâce, il vient distraire le peuple et les opposants politiques.

 

Après il repart chez son père et devient l’outil nouveau de dénigrement, de sabotage de la lutte pour la liberté du peuple.

 

Il y a quelques jours circule sur les réseaux sociaux, l’histoire d’une fille du régime qui veut être le soleil pour prouver son savoir-faire. Mais sa volonté d’être la reine aussi,  est montrée sur les réseaux sociaux comme une trahison. Et beaucoup pensent qu’il s’agit d’un fait de division dans la maison.

 

 

Mais le cheminement politique des militants, des enfants du système des années durant montre que l’histoire jouée sur les réseaux sociaux est invraisemblable.

 

La mise en scène de l’animal politique à EVALA semble être un message au peuple togolais.

 

Le message est clair : « Chez nous il ne peut y avoir de division. Car les gens n’ont pas été éduqués à voler de leurs propres ailes. Sans le tuteur, il ne peut  rien. Il va toujours avoir peur de son propre ombre.

 

il peut se fâcher, avec le  temps, il va revenir. Car il ne retrouve que  leur sérénité, assurance que dans le RPT-UNIR. Tout acte de disgrâce, va simplement être vécu comme une punition d’une faute qu’on aurait commise sans le savoir. Et quand l’enfant puni se comporte bien, le papa connaissant la fragilité de son fils ou fille, va le reprendre quand il peut encore servir à avoir quelques gains politiques. »

 

Ce qui veut dire , en terme politique en se basant sur le cheminement politique des enfants en disgrâce dans le passé ; que ce que nous écoutons sur les réseaux sociaux sur la volonté de la femme, belle sœur ne serait qu’un simple fait de mécontentement. Avec le temps ça lui aurait passé. Car jamais, elle ne peut voler d’elle-même. Elle va s’essouffler ou elle va être écrasée. Mais , si elle joue le jeu de l’animal politique, elle peut retrouver la chaleur et les sourires de ses frères officiellement.

Nous sommes une génération de résultats positifs.

 

La victoire est la nôtre maintenant.

 

fovi katakou ( b-a-b-a, RAL)

 

Nature-Homme-Societe

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