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Corruption au Togo : un rapport accable le pouvoir de Faure , Ferdinand Ayité encore célébré

 

 

 

 

Amnesty International dénonce la répression des défenseurs des droits humains anti-corruption en Afrique de l’Ouest et du Centre

 

Dans le cadre de la Journée africaine de lutte contre la corruption, Amnesty International a vivement critiqué la situation des défenseurs des droits humains engagés dans la lutte contre la corruption dans 19 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Agnès Callamard, Secrétaire générale de l’organisation, a dénoncé les arrestations, le harcèlement, la détention et même les cas de décès de ces défenseurs dans ces régions.

 

Parmi les pays mentionnés par Agnès Callamard, le Togo se trouve également sur la liste, avec des cas de journalistes contraints à l’exil récemment. Amnesty International a appelé les États d’Afrique de l’Ouest et du Centre à prendre des mesures immédiates pour lutter contre la corruption et à cesser de persécuter les défenseurs des droits humains qui s’y opposent.

 

Agnès Callamard a souligné l’importance cruciale de ces défenseurs dans la lutte contre la corruption et la protection des droits fondamentaux. Malheureusement, ils sont souvent victimes d’agressions, d’intimidations, de harcèlement et de persécution lorsqu’ils révèlent la vérité. Le rapport d’Amnesty International met en lumière les cas d’Isisdore Kouwonou et Ferdinand Ayité, deux journalistes togolais arrêtés le 10 décembre 2021 après avoir dénoncé des actes de corruption impliquant des membres du gouvernement. Les deux journalistes ont été condamnés le 15 mars 2023 à trois ans de prison et à une amende pour « outrage aux représentants de l’autorité publique » et « diffusion de fausses informations ». Face à cette situation, ils ont été contraints de quitter le pays pour assurer leur sécurité.

 

Le rapport d’Amnesty International met également en lumière d’autres cas, tels que l’enlèvement et le meurtre du journaliste camerounais Martinez Zogo, qui enquêtait sur des affaires de détournement de fonds impliquant des personnalités politiques et des hommes d’affaires proches du pouvoir. De plus, la journaliste et blogueuse nigérienne Samira Sabou a été reconnue coupable de diffamation par communication électronique pour avoir relayé un article accusant une agence de lutte contre le trafic de drogue au Niger d’avoir laissé échapper une importante cargaison de drogue.

 

Amnesty International exhorte les gouvernements de la région à s’attaquer à la culture de l’impunité qui continue d’alimenter la corruption et prive les victimes d’accès à la justice et aux recours. L’organisation demande aux États de prendre des mesures concrètes, d’adopter des lois et des politiques visant à lutter fermement contre la corruption et à protéger les défenseurs des droits humains qui osent s’y opposer.

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