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Togo: Gouvernement d’insécurité des citoyens

 

 

 

 

 

Encore une institution de microfinance fermée, les fonds des pauvres épargnants emportés. C’est bien la triste réalité. Depuis avril 2023, les premiers responsables de la microfinance « Action Régionale pour le Développement Intégré » (ARDI), située à Adidogomé dans la Commune Golfe7 sont portés disparus, laissant les adhérents et clients dans le désarroi. Et ARDI s’ajoute désormais à la longue liste de microfinances disparues des radars sans autre formede procès dans le paysage économique du Togo.

 

 

Ceci dans la grande indifférence du gouvernement. Une situation récurrente qui donne l’impression d’un gouvernement laxiste et complice des prédateurs de l’économie nationale. Comment ces institutions de microfinance s’implantent-elles ? Que fait exactement le ministère de l’Economie et des Finances vis-à-vis de cette nébuleuse qui détruit la vie des concitoyens ? Une situation qui rappelle à la mémoire collective le Trading Gate qui a fait volatiliser plus de 25 milliards de FCFA des Togolais. Dans un communiqué en date du 29 mars 2021 , le ministre de l’Economie et des Finances Sani Yaya informait le public « que certaines structures notamment Global Trade Corporation S.A.S., CACESPICIF Togo Sari, Prosperity Investment Corporation (PIC) S.A, la Société de Négoce et de Courtage en Banque (SNCB), Leader Bureau Chymall-Sairui Groupe Togo, Alliance in Motion Global, Chy Century Heng Hue, QNET, J-Global Capital International S.A.U, TIENS, TIMEX TRADING, Aladin Groupe, Petronpay Togo, Black empire, High Life International, Global Building Investment and Trade (GLOBIT), Global Investment Trading (LIYEPLIMAL) exercent en toute illégalité et ne sont pas autorisées à collecter des fonds auprès du public contre des titres de capital ou de placement. Elles proposent des gains mirobolants et flatteurs pour susciter l’engouement de la population à ces produits, l’exposant ainsi à un risque élevé de perte de l’épargne constituée durant tant d’année d’efforts ».

 

 

 

 

Selon M.Yaya « l’exercice de toute activité en lien avec l’appel public à l’épargne et les instruments financiers, est soumis à l’agrément obligatoire ou à l’autorisation préalable de la BCEAO, du CREMPF de l’UEMOA ou du ministère de l’économie et des finances. Du reste, des lettres de mise en demeure ont été adressées aux structures illicites susvisées leur demandant de cesser dès réception des courriers, toute activité financière et monétaire, ainsi que de conseil sur toute l’étendue du territoire et de procéder aux remboursements, sans délai, des sommes collectées auprès des adhérents, sous peine de poursuite pénale ».

 

 

 

Aussi est-il fait interdiction à toute entreprise ou personne autre qu’une structure ou un intervenant agréé d’utiliser une dénomination, une raison sociale, une publicité ou d’une façon générale des expressions faisant croire qu’elle est agréée en tant que structure de gestion du marché ou intervenant commercial. La suite est bien lamentable pour les épargnants. Les 23 et 24 septembre 2021, a eu une vague d’interpellations et d’arrestations des promoteurs et des responsables de ces sociétés de trading et de placements de fonds. Certains ont été déposés à la Prison civile de Lomé. Depuis lors, plus rien surtout en termes de dédommagements des victimes. Plus grave, certaines de ces structures en l’occurrence Tiens a repris du service depuis un bon moyen sous le regard complice du gouvernement. A tout point de vue, le gouvernement apparait comme un symbole d’insécurité pour la population.

 

 

 

Honoré ADONTUI

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