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Togo/affaire Gogoligo et Voklia Jokes : ce qu’il faut retenir

Dans une Tribune, le Annani Sossou  aborde l’affaire opposant Gogoligo et Voklia Jokes au Togo, qui a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. L’auteur souligne la nécessité d’avoir des limites dans la diffamation et critique ceux qui se sont emportés sans tenir compte des faits réels.

 

Il  précise qu’il connaît personnellement Gogoligo et qu’il ne soutient pas aveuglément ses actions. Il mentionne une affaire antérieure dans laquelle il avait critiqué Gogoligo pour ses actions. Cependant, dans cette affaire actuelle, l’auteur affirme avoir mené ses propres enquêtes et conclut que Voklia Jokes est en tort, ayant admis devant les enquêteurs de la police avoir menti et avoir diffamé Gogoligo.

 

Les faits révèlent que Gogoligo avait déjà demandé à Voklia de cesser d’utiliser ses vidéos pour créer des montages diffamatoires, mais ces avertissements ont été ignorés.

 

Anani Sossou  souligne également l’importance pour les influenceurs et créateurs de contenu de se familiariser avec le nouveau code pénal, qui punit la diffamation, y compris sur les réseaux sociaux. Il mentionne que mentir et porter des accusations sans preuves peut entraîner des peines de prison et des amendes.

 

Il  encourage Gogoligo à retirer sa plainte contre Voklia afin de permettre à ce dernier de retrouver sa liberté. Il rappelle que la privation de liberté est une situation à éviter, même pour ses pires ennemis.

 

En conclusion, l’auteur conseille à Gogoligo de laisser la nature se charger de faire payer les calomniateurs et d’aller voir le procureur pour demander la libération de Voklia. Il affirme que cela le grandirait aux yeux des autres et partage son expérience personnelle d’être souvent insulté sur les réseaux sociaux, mais choisissant de ne pas réagir. Il se propose même d’être l’avocat de Gogoligo et attend une invitation pour partager un repas avec lui.

 

 

 

 

 

“Affaire Gogoligo vs Voklia Jokes, la vérité des faits. De la nécessité d’avoir des limites dans la diffamation

 

Depuis quelques jours, la toile togolaise foisonne avec cette histoire qui déchaîne les passions, occasionne des invectives et draine des méchancetés, des contre-vérités et des non-dits. La plupart de ceux qui allument leur camera ou pianotent sur leurs écrans passent à côté de l’essentiel pour invectiver et prononcer des réquisitoires les uns plus sévères que les autres.

 

Je lève de suite un quiproquo: Ntsuley Mawulikplimi plus connu sous le pseudo de Gogoligo je le connais et c’est un frère avec qui je discute, je prends un verre et à qui je donne souvent des conseils d’aîné. Cela ne signifie nullement que s’il commet une gaffe je me tairai ou que je prendrai son parti. Bien au contraire. Dans un passé pas lointain, dans l’affaire nommé Mgr Kpodzro j’ai pris ma plume pour lui dire ce que je pense de lui et des actions qu’il avait menées avec un certain Maire.

 

Dans l’affaire présente qui a conduit Voklia Jokes derrière les barreaux, j’ai mené mes enquêtes, appelé les protagonistes ou leurs proches, pris langue avec la police judiciaire et la conclusion est sans équivoque. Voklia Jokes a tort sur toute la ligne, aucune circonstance ne plaide en sa faveur et l’intéressé lui-même a reconnu avoir menti, avoir eu tort devant les policiers enquêteurs.

 

Les faits.

 

Voklia Jokes dans une de ses sorties avait accusé l’humoriste Gogoligo Gogoligo d’avoir escroqué un monsieur dans une histoire de terrain à hauteur de 300.000 fcfa. D’autres diatribes auraient suivi toujours dans le domaine foncier. Cette accusation a irrité Gogoligo qui a porté l’affaire devant la DCPJ et il a été demandé à l’accusateur d’apporter la preuve de ses dires. Ce dernier a reconnu ne pas en disposer et que tous ses propos étaient basés sur des rumeurs. La police lui ayant demandé de supprimer la vidéo en question pour clore cette affaire, Voklia aurait refusé et c’est dans ces discussions interminables que l’affaire s’est portée par devant le procureur de la République qui a ordonné un mandat de dépôt.

 

Il s’est avéré que lors de mon enquête, Gogoligo avait déjà interpellé Voklia pour lui intimer l’ordre de ne plus faire des coupures de ses vidéos pour en faire des montages pour ensuite demander l’avis de ses followers. Mais ces avertissements n’ont jamais été suivis d’effet.

 

Il faut le préciser les influenceurs, les créateurs de contenus (si on peut les appeler ainsi, car moi je ne les considère pas comme tel mais plutôt comme des vociférateurs, des diffamateurs, des insulteurs et des adeptes de commérages), doivent soit aller à l’école pour s’instruire sur certains sujets et doivent surtout apprendre par cœur tous les articles du nouveau code pénal qui est très exigeant et très contraignant afin de s’extirper des situations pareilles, évitant ainsi la prison.

 

La diffamation occupe une place de choix dans ce code pénal y compris celle faite sur les réseaux sociaux. Même les journalistes n’y échappent pas. Mentir, porter des accusations sans preuves, sans fondements est passible de peine de prison et d’amende selon les cas. Et tant que l’on pensera en Afrique, au Togo que dire tout et n’importe quoi sur les réseaux sociaux n’est pas un délit, on se confrontera toujours à la prison.

 

L’influenceur c’est celui qui apporte une plus-value à la société et dont les propos, les vidéos et les actions impactent positivement. Chez nous c’est plutôt la tendance à jeter les gens à la vindicte populaire, à les exposer devant un tribunal populaire pour qu’ils soient limés et proprement.

 

Je pense à mon humble avis qu’il faut implorer la clémence de Gogoligo pour qu’il aille retirer sa plainte afin que notre concitoyen puisse recouvrer sa liberté. Car une minute passée en privation de liberté est une minute de trop et l’on ne peut souhaiter cette place à son pire ennemi.

 

Gogoligo, tu connais mon franc-parler et on se dit beaucoup de choses. Il est vrai que c’est ton nom qui a été sali et traîné dans la boue, mais n’en fait pas une histoire et laisse la nature faire payer des dettes aux calomniateurs. Que ton cœur soit touché et va voir le procureur pour que Voklia soit élargi. Tu as raison sur tous les plans dans cette nouvelle histoire. Et je suis persuadé que même ceux qui t’insultent actuellement le reconnaissent mais ne le diront pas à cause de cette hypocrisie légendaire de nos compatriotes et de cette tendance qu’on a à détruire les gens parce que leurs têtes ne plaisent pas ou parce qu’ils ont de supposés accointances avec le pouvoir togolais. Comme si chacun n’est plus libre de son choix politique.

 

Fait libérer Voklia. Tu en sortiras plus grandi. Conseil d’un grand-frère souvent insulté, vilipendé et traîné dans la boue sur les réseaux sociaux mais qui répond à ces imbé*ciles sur par le silence. Je fais aujourd’hui ton avocat alors j’attends le fufu de Kpalimé et la bière qui va avec. Je ne vais pas prendre des balles perdues en commentaires pour rien.

 

Je t’ai encore dit…”

 

Anani Sossou

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