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Togo : une institution de  microfinance au cœur d’un scandale

La microfinance « Action régionale pour le développement intégré » (ARDI), située à Adidogomé Madiba (sud-ouest de Lomé) au Togo , a été confrontée à la disparition soudaine de ses principaux responsables depuis plusieurs mois, laissant les adhérents et les clients dans l’incertitude. Les agences de l’institution sont désormais fermées, plongeant les épargnants dans l’inquiétude alors qu’ils ont confié d’importantes sommes d’argent à cette microfinance. C’est une information révélée par le confrère AfreePress.

 

Les épargnants sont préoccupés par cette situation alarmante et ne savent plus vers qui se tourner. Angel A., couturière de profession et membre de l’ARDI, a exprimé sa détresse : « Toutes mes économies sont placées dans cette microfinance. Mais depuis le mois d’avril, ils ont commencé à jouer à un petit jeu. Lorsque vous vous rendez dans leurs agences, toutes les portes sont fermées et ils n’ouvrent de manière imprévisible que certains jours. Cela a duré jusqu’à ce qu’ils ferment définitivement les agences, sans aucune explication à notre attention, leurs clients. Maintenant, lorsque nous essayons de contacter la directrice, elle ne répond plus à nos appels téléphoniques. C’est triste et cela fait très mal. »

 

La rédaction de l’Agence AfreePress a également tenté de contacter la directrice de cette institution financière, Mme ATSITSOGBE Kafui, après avoir pris connaissance de cette affaire. Cependant, elle a ignoré tous les appels et a ensuite envoyé un message indiquant qu’elle avait démissionné de son poste. « Bonjour monsieur, s’il vous plaît, j’ai démissionné depuis un certain moment », a-t-elle répondu à un message qui lui avait été envoyé. Après ce message, madame ATSITSOGBE Kafui a refusé de répondre à tous les messages et appels suivants.

 

Les investigations menées par AfreePress révèlent que l’institution traverse une crise interne causée par une mauvaise gestion des affaires. La directrice générale, ATSITSOGBE Kafui, qui est l’épouse du propriétaire de l’ONG ARDI abritant cette microfinance, est pointée du doigt. Des cas de licenciements abusifs d’employés et de non-déclaration à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) ont été révélés.

 

« La directrice générale a détruit l’institution. Elle licencie même des employés qui ont des prêts en cours. Elle laisse partir des employés pour des raisons simples qui auraient pu être résolues en privilégiant le dialogue. Or, pour une institution financière, le capital humain est la première garantie du bon fonctionnement de l’entreprise », a déclaré un ancien employé de l’ARDI.

 

Ces abus et autres mauvaises gestions de Mme ATSITSOGBE Kafui, dénoncés par plusieurs personnes, ont entraîné plusieurs plaintes auprès des autorités compétentes, que ce soit à l’inspection du travail ou à la justice. Ces affaires ont eu des conséquences désastreuses pour l’institution financière, qui repose principalement sur les économies de ses membres, essentiellement composés de revendeuses, d’artisans et d’autres particuliers.

 

 

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