Politique

Togo : Jean-Pierre FABRE reprend du service

Depuis plusieurs mois, voire années, Jean Pierre FABRE, le leader du parti politique togolais Alliance nationale pour le changement (ANC), s’était fait discret en termes de communication officielle. Il avait délégué cette tâche à Isabelle Améganvi, la Vice-présidente du parti. Cependant, à l’approche des élections, Jean Pierre FABRE est revenu sur le devant de la scène politique et a récemment publié un communiqué, témoignant de sa détermination inchangée.

 

Pendant cette période de retrait médiatique, Jean Pierre FABRE n’a rien perdu de son éloquence et de sa capacité à s’exprimer avec véhémence sur les questions politiques. Son retour marque ainsi un moment important pour l’ANC, car il rappelle que le leader historique est toujours présent et engagé dans la vie politique du pays.

 

Le communiqué récemment publié par Jean Pierre FABRE témoigne de son engagement et de sa détermination à faire entendre la voix de l’ANC. Il exprime les préoccupations du parti concernant le déroulement du processus électoral et met en avant les revendications et les positions de l’opposition politique au Togo.

 

Le retour de Jean Pierre FABRE à la tête de la communication de l’ANC avant les élections est un signe clair de son implication directe dans les enjeux politiques actuels. Son style inimitable et sa capacité à mobiliser les partisans de l’ANC pourraient jouer un rôle crucial dans la campagne électorale à venir.

 

En résumé, bien que Jean Pierre FABRE se soit fait discret ces derniers temps, son retour à la veille des élections togolaises montre qu’il conserve son dynamisme et son engagement politique. Son communiqué récent souligne l’importance de sa présence en tant que leader de l’ANC et la volonté de faire valoir les revendications de son parti dans le paysage politique togolais

 

 

DÉCLARATION

 

L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) appelle le gouvernement et la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) à procéder rapidement à l’examen du fichier électoral afin de l’expurger des mineurs et des étrangers indûment enrôlés lors du recensement électoral. En effet, l’enregistrement de mineurs et d’étrangers s’est déroulé avec ampleur durant la période du recensement dans la zone 3, quoique déjà observé dans la zone 2.

Ce sont surtout les directeurs d’école qui étaient à la manœuvre en convoyant des élèves en bas âge pour les faire enregistrer. C’est le cas dans plusieurs CRV de la Kozah, notamment au CEG de Tomdè et au Lycée de Pya. C’est également le cas dans plusieurs CRV de la préfecture de Cinkassé, tels les EPP Timbou et Cinkassé, et dans de nombreux CRV des préfectures de Tone, Tandjouare, Kpendjal, Bassar et Dankpen. L’enrôlement des étrangers a été systématique dans les localités frontalières des pays voisins à l’Ouest et à l’Est du pays. On notera ces irrégularités dans la Plaine de Mô spécialement à Tindjassé, dans le Dankpen, à Guérékouka, dans la Commune de Tchamba 3 ainsi que dans la préfecture de la Binah. Dans la zone 2, les mêmes irrégularités ont été observées dans la préfecture d’Akébou, dans les cantons de Kpalavé, Kamina et Yalla, dans les préfectures de Wawa, de l’Est-mono, du Moyenmono, du Haho et de Blitta. Il est à noter que les superviseurs et les délégués de l’ANC se sont opposés fermement sur le terrain, en se basant sur la loi, à l’enrôlement de ces mineurs et étrangers.

A Kara, le président fédéral, PASSOU Essowè et deux autres militants ont passé plus de 24 h au commissariat de la ville pour s’être opposés â l’enrôlement des mineurs Outre les irrégularités liées à l’enregistrement des mineurs et des étrangers, les superviseurs du Bureau National de l’ANC ainsi que ceux des fédérations, ont noté les dysfonctionnements récurrents liés à la vétusté des kits de recensement, au manque de consommables informatiques et de carburant, qui ont considérablement retardé les opérations dans la zone 3 à l’instar des zones 1 et 2. Par ailleurs, dans la commune de Tchaoudjo 3, le Maire et le chef canton d’Agoulou ont voulu empêcher l’enrôlement des populations de certains quartiers du canton en forçant, en violation de la loi, les OPS à enregistrer les populations quartier par quartier. Cette situation a été réglée par les CELI de Tchaoudjo 3 et 4 sur saisine de la délégation des superviseurs du Bureau National.

En réitérant ses vives préoccupations en raison des manquements graves observés tout le long des opérations de recensement, l’ANC rappelle que la CENI devra revenir terminer le recensement dans la zone 1, pour prendre en compte, dans la région la plus peuplée du pays, la Région Maritime, ceux et celles qu’elle a refusé d’enregistrer, en violation de l’article 11 de la Constitution et des articles 44 et 45 du Code Electoral. L’ANC appelle une fois encore la CENI à la rigueur et au sérieux qu’exige la confection d’un fichier électoral fiable en mettant diligemment en œuvre toutes les mesures correctives requises. Enfin, l’ANC réitère auprès du gouvernement, sa demande de convoquer en urgence, une réunion du CPC en vue de l’examen des questions liées au fichier électoral et à l’organisation des prochaines élections.

 

Fait à Lomé, le 23 juin 2023

Pour le Bureau National,

Le Président National

 Jean Pierre FABRE

 

 

 

 

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