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Togo: dépravation de mœurs, déviances sociales et sexuelles… de  l’urgence de légiférer

L’affaire est trop grave pour être classée dans la rubrique « Faits divers ». Il s’agit de l’incarcération du dénommé Bobo Périta, le jeune togolais qui fait dans l’exhibition à outrance sur les réseaux sociaux, notamment Tiktok. Après être présenté le 1er juin au procureur de la République qui a ordonné son mandat de dépôt, celui qui n’est jamais à court d’idées pour faire l’éloge de sa transsexualité (conviction inébranlable et persistante d’appartenir au sexe biologique opposé) va passer des jours en prison. L’article 392 du Code Pénal en vigueur au Togo, « constitue un outrage aux bonnes mœurs, tout acte impudique ou contrenature commis avec un individu de son sexe ». Au Togo, les personnes gays, lesbiennes, bisexuels et autres transgenres ne sont pas reconnues comme citoyens togolais. Mieux, chacun de ces états est considéré comme illégal et donc puni d’un à trois ans de prison ferme assortie d’une amende d’un à trois millions de francs CFA. Si beaucoup condamnent les dérives du jeune homme, l’inculpation ne fait pas forcément l’unanimité, et d’aucuns en appellent à la clémence de la justice. Mais cette affaire laissera sans doute des traces dans une société togolaise qui reste à cheval sur ses valeurs où aucune place n’est laissée à l’homosexualité. En juin 2021, Christian Trimua, le ministre des droits de l’homme et des relations avec les institutions avait déclaré à La tribune des Nations unies que « le Togo n’envisage pas d’abroger les dispositions pénales relatives à cette infraction. Parce que cette orientation sexuelle ne s’inscrit pas dans les valeurs sociales de nos populations et de notre pays ». Cette affaire est une occasion pour les autorités de prévenir des dépravations du genre qui n’ont plus de limites de nos jours sur les réseaux sociaux. Au Togo, aucune réglementation n’est mise en place pour réguler l’accès aux réseaux sociaux. Résultat : chacun se dispute la palme de la vulgarité sur fond d’invectives, d’exhibitionnisme et de dépravations qui ne disent pas leur nom. L’Assemblée nationale serait bien avisée de voter une loi censée mettre en place une autorisation parentale obligatoire devant permettre aux plus jeunes (vulnérables) de s’inscrire sur les réseaux sociaux, comme Facebook, Snapchat, TikTok ou Instagram. Cette loi peut s’appliquer aux jeunes n’ayant pas encore la majorité. Les enfants contournant facilement la technique de vérification de l’âge des utilisateurs, les autorités peuvent travailler de façon à instaurer un mécanisme de consentement des titulaires de l’autorité parentale. Sans quoi, les dérives sur les réseaux sociaux ne connaîtront pas de fin. L’assemblée nationale peut aussi voter une loi au sujet des influenceurs autoproclamés de la toile qui abrutissent une jeunesse laissée pour compte et en manque de repère

 

Le désordre comme il va au Boulevard Faure Gnassingbé

 

 

 

Le Boulevard Faure Gnassingbé offre de bien tristes spectacles à chaque fin de soirée. De ces spectacles qui mettent à mal la libre circulation des piétons qui n’en demandent pas tant. Si ce tronçon est littéralement bondé de passagers de par sa position stratégique qui dessert automobilistes et autres deux roues, il devient un sujet d’inquiétude pour les piétons aux heures d’embouteillage. Impatients de sortir du boulevard à cause du nombre pléthorique d’usagers, certains de ceux-ci allant d’Avédji à la douane d’Adidogomé, notamment les conducteurs de véhicules deux roues, s’engagent bille en tête dans le passage réservé à la circulation des piétons, tout en roulant à vive allure et se moquant du tiers comme du quart. Comme perdus par autant d’incivisme, les pauvres piétons en sont réduits à raser les murs, histoire de se protéger d’éventuels accidents. Un spectacle horrible à voir, mais auquel les policiers sont indifférents. Ces derniers s’occupent comme il se doit de réguler la circulation aux heures de pointe certes, mais ne rien faire c’est donner le blanc-seing à ces conducteurs inciviques qui n’en finissent plus de se signaler piteusement sur cette voie. On ne demandera pas aux autorités de marquer chaque conducteur de moto à la culotte, mais en disposer deux ou trois le long de la voie aiderait à discipliner plus d’un usager. Vivement plus de contrôle/

 

 

LE CORRECTEUR

 

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