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Togo : un cadre de l’ANC séquestré dans un commissariat à Kara, voici les raisons

Le Togo comme il va . Le récit  que nous vous livrons relate l’histoire de la séquestration de M. PASSOU au commissariat de Kara. Tout a commencé par sa convocation par le président de la CELI Kozah 1 pour discuter du recensement électoral en cours. Une dispute éclate lorsque M. PASSOU conteste l’enrôlement des mineurs et fait valoir son droit en tant que délégué de son parti. Le président de la CELI le menace alors de troubles à l’ordre public. Plus tard, M. PASSOU et un membre de l’ANC sont retenus au commissariat après une altercation avec un superviseur d’UNIR à une école. Malgré la confirmation des faits par le rapporteur du CLC, M. PASSOU et son collègue restent détenus tandis que le superviseur d’UNIR est libéré. Cette séquestration soulève des questions sur une possible mise à exécution de la menace proférée par le président de la CELI de Koza 1 à l’encontre de M. PASSOU.

 

 

Séquestration de PASSOU  au commissariat de Kara: Le film

 

 

Tout a commencé par la convocation de M. PASSOU le mercredi Le 7 juin 2023 par le président de la CELI Kozah 1, DJANGUENANE Likriman. Celui-ci voulait le voir ce jeudi 8 juin 2023 pour discuter avec lui du recensement électoral en cours. M. PASSOU s’y est rendu et de leurs discussions, le président de la CELI lui a signifié que son statut d’observateur ne lui permet pas de faire des remarques sur l’enrôlement des mineurs. M. PASSOU lui a rétorqué qu’il n’était pas un observateur mais un délégué représentant son parti et qu’en plus l’article 33 du code électoral lui donne le droit de réagir et de faire cesser l’enrôlement des mineurs tel que cela se passe. Le président de la CELI dans une menace à peine voilée lui dit qu’il faisait du trouble  à l’ordre public s’il continue de s’opposer à l’enrôlement des mineurs.

La délégation du Bureau National informée, de la situation, M. Manti a téléphoné au Président pour lui demander de faire respecter l’article 33 du Code électoral qui donne droit aux partis politiques d’avoir des délégués pour surveiller les opérations électorales. Le président de la CELI s’est montré discourtois, sinon impoli, vis à vis de M. Manti. D’autres superviseurs de l’ANC dans le ressort territorial de la CELI Kozah 1ont eux aussi été menacés dans la journée du mardi 6 juin 2023 à Pya par un autre membre de la CELI.

Après avoir quitté le président, M. PASSOU à continué sa superviseurs et c’est alors qu’il est arrivé â l’école publique de Tomdè. Il s’est retrouvé avec un autre membre de l’ANC  qui avait apostrophé une très jeune fille qui allait se faire enregistrer. Devant l’interrogation, le rapporteur du CLC a demandé à la jeune fille de présenter ses pièces et c’est en ce moment que l’un des superviseurs d’UNIR est venu s’interposer pour demander à la fille de ne pas présenter ses pièces. Il faisait tant de bruit qu’un agent des Forces de sécurité a demandé que tous le suivent au commissariat. Après déposition de PASSOU et du supervisions d’UNIR, PASSOU et le membre de l’ANC ont été sommé de rester au commissariat le temps que le commissaire aille vérifier les faits auprès du rapporteur du CLC. Ce dernier ne confirme point pour point la version de PASSOU. Malgré cela, lui et son collègue de l’ANC sont gardés jusqu’alors au commissariat alors que le superviseur d’UNIR est reparti avant même que le commissaire n’aille vérifier les faits auprès du superviseur du CLC

On se demande à juste titre si le président de la CELI de Kozah 1 n’a pas mis à exécution la menace qu’il a proféré quelques heures plus tôt â l’encontre de PASSOU.

Source : ANC

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