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Achats d’armes : ‘Africa Intelligence’ sort de grandes révélations sur Faure Gnassingbé

Le Togo cherche à renforcer son armée face aux attaques croissantes des groupes armés venant du Sahel. Le gouvernement de Faure Gnassingbé s’est tourné vers plusieurs pays, dont la Russie, les États-Unis et le Royaume-Uni, pour accélérer l’acquisition d’équipements militaires, au détriment de la France, indique Africa Intelligence.

Selon Africa Intelligence, des instructeurs et techniciens militaires russes sont présents au Togo pour former le personnel de l’armée de l’air togolaise à l’utilisation des hélicoptères d’attaque Mi-35 fournis par la Russie. Ces instructeurs ont également contribué à la rénovation des infrastructures de la base aérienne de Niamtougou et assurent la maintenance des nouveaux appareils, qui côtoient les drones d’attaque Bayraktar TB2. Les hélicoptères russes ont été livrés à un moment crucial, lorsque les avions turcs étaient hors service après une bavure qui a causé la mort de sept adolescents.

 

L’arsenal aérien acquis par les Forces armées togolaises (FAT) est destiné à renforcer l’opération de contre-insurrection appelée Koundjoaré. Cette opération, dirigée par le lieutenant-colonel Latiembé Kombate du 2e bataillon d’intervention rapide, vise à contenir l’expansion des groupes armés djihadistes dans les provinces du nord du pays, en particulier dans la région des Savanes, frontalière du Burkina Faso. Le président Faure Gnassingbé est fortement engagé dans cette opération et a récemment effectué des changements au sein de l’armée en remplaçant le chef d’état-major et en liant directement le ministère de la Défense à la présidence.

 

Les négociations entre le Togo et la Russie pour ce partenariat militaire ont débuté en 2019. Le contrat pour les hélicoptères Mi-35, négocié avant le début de la guerre en Ukraine, a été facilité par l’intervention de courtiers en équipement de défense ayant des réseaux bien établis dans la région. Parmi les personnes mentionnées dans ces négociations, le nom de Robert Montoya, un ancien gendarme du GIGN français qui a négocié du matériel soviétique pour le Togo dans les années 1990, revient fréquemment. Cependant, il a nié toute implication dans le contrat des hélicoptères d’attaque. Un autre nom cité est celui du milliardaire burkinabè Mahamadou Bonkoungou, proche de Faure Gnassingbé, qui aurait facilité un important contrat de drones d’attaque turcs TB2 pour la junte burkinabè.

 

Cette décision du gouvernement togolais de se tourner vers d’autres partenaires internationaux pour l’acquisition d’équipements militaires est un changement significatif par rapport à sa relation traditionnelle avec la France. Cela reflète probablement une volonté de diversifier les sources d’approvisionnement et de renforcer les capacités de l’armée togolaise dans un contexte de menace sécuritaire croissante.

 

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