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La sortie du ministre Adedze a quelque chose d’intéressant…

 

Il semblerait que sur une radio privée de Lomé, le ministre du commerce et de la consommation locale, Kodjo Adedze, un des plaignants dans l’affaire Ferdinand Ayité et Joël Egah, se serait félicité du mea culpa fait par les deux confrères.

Il en a été tellement satisfait qu’il a invité les togolais à prendre exemple sur ces derniers, car estime-t-il, il s’agit là d’un acte de grandeur et d’humilité.

Une telle sortie évoque un principe qui me parait important à ressortir: le besoin de transmettre au peuple, des actes et faits inspirants dans une gouvernance d’État. Et c’est précisément ce que nous demandons toujours à nos dirigeants.

Du fait qu’ils sont au-devant de la scène publique, du fait que c’est eux qui sont sur le piédestal de l’État, du fait que le peuple met à leur disposition tous les moyens requis pour le réguler, le conduire et assurer sa transformation progressive, ils ont plus que la responsabilité de le gouverner par l’exemple, en posant des actes nobles qui l’excitent et le poussent à l’excellence.

La vie en effet, n’est rien d’autre que la transmission et de l’attitude des dirigeants, principales sources de cette transmission, dépend littéralement le comportement du peuple qui n’a d’autres choix que de les prendre pour modèles.

Alors, en l’état actuel des choses, nos dirigeants ont-ils vraiment le sentiment que par leur parole et leurs actes, ils laissent dans la mémoire collective des citoyens, des faits marquant positivement la vie de ceux-ci ? Si oui, lesquels et qui en parle?

La vérité est que ce qui meuble aujourd’hui la vie publique et les débats partout dans le pays y compris sur presque tous les médias privés et les réseaux sociaux, reste les manquements, les faux pas, l’injustice, les détournements, la corruption qui affaiblissent l’État et l’empêchent de disposer de moyens requis pour épanouir véritablement le peuple.

Ainsi donc, dès lors qu’un ministre du gouvernement s’appuie sur un fait relevant de la noblesse produit par des citoyens lambda pour inviter le peuple à s’en inspirer, on peut s’en féliciter et en même temps lui demander, en retour, d’assouvir par sa parole et ses actes, cette soif qui est réelle dans le pays, afin de parvenir à émerveiller réellement ce peuple qui se meurt par manque de bonnes nouvelles, de faits émerveillants, de modèles inspirants à suivre.

Luc Abaki

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